Cancer, VIH, microplastiques : Dix recherches prometteuses soutenues par l'UMONS et la Fondation Warocqué pour faire avancer la santé en Hainaut

Cancer, VIH, microplastiques dans le cerveau ou encore chirurgie innovante : dix équipes hainuyères bénéficieront d'un soutien financier pour faire avancer la recherche médicale.

Le troisième Gala de la Fondation Raoul Warocqué, organisé au Domaine du Chant d’Éole à Quévy, a réuni plusieurs centaines de donateurs et partenaires mobilisés pour soutenir la recherche médicale en Hainaut.
Le troisième Gala de la Fondation Raoul Warocqué, organisé au Domaine du Chant d’Éole à Quévy, a réuni plusieurs centaines de donateurs et partenaires mobilisés pour soutenir la recherche médicale en Hainaut. ©UMONS G ZIDDA

La recherche médicale hainuyère reçoit un sérieux coup de pouce. La Fondation Raoul Warocqué pour la recherche médicale en Hainaut a annoncé le financement de dix projets innovants pour un montant total de 100.000 euros. L'officialisation de ce soutien est intervenue à l'occasion du troisième Gala de la Fondation, organisé le 21 mai dernier au Domaine du Chant d'Éole, à Quévy.

Portés par des chercheurs et des équipes médicales du Hainaut, ces projets s'attaquent à des problématiques majeures de santé publique, allant du cancer aux maladies neurodégénératives, en passant par le diabète, les maladies cardiovasculaires ou encore les effets secondaires de certains traitements oncologiques. Plus de la moitié des recherches soutenues concernent directement la lutte contre le cancer.

Intervenir face aux défis sanitaires du Hainaut

Présidée par Tommy Leclercq, gouverneur de la Province de Hainaut, la Fondation poursuit un objectif clair : soutenir une recherche médicale de haut niveau tout en répondant aux réalités sanitaires propres au territoire hainuyer.

"La Fondation Raoul Warocqué n'est pas que la fondation d'une université", rappelle Tommy Leclercq. Elle est avant tout la fondation d'un territoire et de celles et ceux qui y vivent ! Elle agit pour l'ensemble du Hainaut, avec une volonté d'ouverture à toutes les compétences médicales, scientifiques, hospitalières et universitaires qui contribuent à la recherche en santé".

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L'enjeu est d'autant plus important que la province affiche des indicateurs de santé plus défavorables que le reste du pays. Selon les données rappelées par l'UMONS, le taux de mortalité en Hainaut est supérieur de 5 % à la moyenne wallonne et de 17 % à la moyenne belge. L'espérance de vie y est également plus faible, avec un écart de trois ans pour les hommes et de dix-huit mois pour les femmes par rapport au reste de la Belgique.

Pour le recteur de l'UMONS, Philippe Dubois, la recherche constitue un levier essentiel pour inverser cette tendance. "Nous devons agir, sans fatalisme. Il ne s'agit pas uniquement de soigner. Il faut comprendre, prévenir et anticiper. Et c'est précisément là que la recherche médicale joue un rôle essentiel", souligne-t-il.

Cancer, VIH et microplastiques

Parmi les projets soutenus figurent plusieurs recherches prometteuses dans le domaine de l'oncologie. Des équipes travailleront notamment sur le cancer anaplasique de la thyroïde, les cancers du sein, les cancers de la tête et du cou ou encore le glioblastome, l'une des tumeurs cérébrales les plus agressives.

D'autres projets concernent l'amélioration des traitements chirurgicaux, l'étude du microbiote intestinal dans les pathologies colorectales ou encore la compréhension des mécanismes de latence du VIH afin d'ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques.

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L'un des projets les plus originaux est porté par la chercheuse Antoniya Toncheva. Doté de 20.000 euros, il vise à cartographier pour la première fois la présence de microplastiques dans le cervelet humain. Une question qui suscite un intérêt croissant au sein de la communauté scientifique, alors que la présence de ces particules a déjà été démontrée dans d'autres zones du cerveau humain.

Une mobilisation appelée à se poursuivre

Les fonds attribués proviennent des dons, legs et partenariats récoltés par la Fondation. Le gala annuel a réuni plusieurs centaines de donateurs autour de cet objectif commun : financer directement la recherche médicale en Hainaut.

Grâce à cette mobilisation, la Fondation entend poursuivre sa mission dans les années à venir et soutenir de nouveaux projets dès 2027. Une ambition qui s'appuie notamment sur le dynamisme de l'Institut Santé de l'UMONS, qui rassemble aujourd'hui 25 laboratoires, 210 chercheurs et 160 doctorants.

Au total, les dix projets sélectionnés cette année se partageront une enveloppe de 100.000 euros, avec l'espoir de faire émerger de nouvelles avancées scientifiques au bénéfice des patients hainuyers et, plus largement, de la communauté médicale.

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