Votre commune est-elle touchée plus ou moins fortement par la problématique de la drogue ? Voici la situation commune par commune (CARTE INTERACTIVE)
Si le phénomène est particulièrement préoccupant à Bruxelles et dans les grandes villes, les plus petites communes ne doivent pas non plus s'endormir sur leurs lauriers.

- Publié le 12-08-2025 à 17h18
- Mis à jour le 12-08-2025 à 17h27

Depuis plusieurs mois désormais, Bruxelles est enlisé dans un conflit entre bandes rivales sur fond de trafic de drogue. Il ne se passe désormais plus une semaine sans qu'une nouvelle fusillade éclate, laquelle sera suivie par des représailles. Depuis le début de l'été, 20 fusillades faisant huit blessés et deux morts ont été recensées, principalement du côté de Molenbeek et Anderlecht.
Mais si la région bruxelloise vampirise toute l'actualité sur la problématique, croire que les autres communes sont épargnées par la problématique serait une erreur importante de la part des autorités. Car des grandes villes comme Anvers, Liège et Charleroi aux plus petites communes comme Mont-Saint-Guibert, Florenville ou La Panne, quasiment toutes les entités belges doivent faire face au deal et à la consommation de produits stupéfiants.
Sur base des dernières statistiques disponibles en la matière auprès de la police fédérale (du 1er janvier au 30 septembre 2024), la DH a été en mesure de réaliser une carte interactive de la drogue en Belgique, commune par commune. Une carte des procès-verbaux dressés par la police en termes de deals et de détention/consommation. Laquelle n'est sans doute que l'arbre qui cache une forêt gigantesque, les forces de l'ordre ne parvenant à juguler le deal ou la consommation qu'en très faible partie.
Néanmoins, cette carte donne une vue de la situation. Et si Bruxelles occupe le haut du classement (quatre de ses communes figurent parmi les quinze premières les plus touchées par ces infractions), les communes plus rurales ou moins densément peuplées enregistrent aussi des interventions policières, confirmant que si la criminalité liée à la drogue reste un phénomène essentiellement urbain, amplifié par la concentration des populations et la complexité sociale, aucune commune ne doit prendre le dossier à la légère.
Notons qu'en termes de répartition régionale, la Flandre semble être la plus problématique avec 25.911 procès-verbaux dressés sur les 9 premiers mois de 2024 contre 11.952 pour la Wallonie et 7.924 faits pour la région bruxelloise. Mais l'on sait qu'en Flandre la priorité accordée aux stupéfiants est plus importante qu'en Wallonie.
Notons enfin qu'en extrapolant sur les 12 mois de l'année 2024, on dépasserait pour la première fois les 10.000 cas à Bruxelles alors qu'ils se stabiliseraient en Flandre (autour des 34.500 faits) et en Wallonie (autour des 16.000 faits).

