De bonnes nouvelles pour le portefeuille des Belges et l'emploi en 2025 : les raisons d'espérer
L'année 2025 devrait s'avérer positive en termes d'emploi, tandis que l'économiste Philippe Defeyt souligne que l'inflation devrait se stabiliser.

- Publié le 03-01-2025 à 08h16
- Mis à jour le 03-01-2025 à 09h28

En 2025, l'emploi en Belgique devrait montrer une certaine résilience malgré un climat économique incertain. Le Baromètre ManpowerGroup annonce en effet une Prévision Nette d'Emploi de + 28 %, plaçant le pays parmi les plus optimistes d'Europe. Concrètement, sur les 525 employeurs sondés en octobre par ManpowerGroup, 42 % prévoient d'augmenter leurs effectifs d'ici la fin du mois de mars, tandis que 14 % d'entre eux envisagent de les réduire.
De nombreux employeurs belges affichent une dynamique positive, en particulier dans les secteurs de la finance, de l'énergie et de la logistique, ce qui reflète une résilience face à des défis économiques, offrant de l'espoir pour l'emploi malgré un ralentissement général. Cependant, des écarts subsistent selon les secteurs et les régions. Tandis que la Flandre affiche une prévision positive et robuste, les prévisions en Wallonie et à Bruxelles sont plus nuancées, avec un léger ralentissement prévu dans certains secteurs.
Les fêtes de fin d'année à peine terminées, le Forem a interrogé les grandes entreprises actives en Wallonie pour connaître leurs besoins de recrutement pour les 12 prochains mois. Et en 2025, 120 d'entre elles ont déjà projeté de recruter 11.002 nouveaux collaborateurs. La demande de professionnels dans les secteurs de la sécurité, du tourisme, du transport et de la logistique sera une nouvelle fois importante. Ces pénuries expliquent en partie les disparités régionales dans les prévisions de recrutement, certains secteurs étant plus fortement touchés que d'autres. Un défi de taille, mais aussi une opportunité pour ceux qui recherchent un emploi dans ces domaines.
Des raisons d'espérer pour votre portefeuille
Le Bureau fédéral du plan a légèrement augmenté ses prévisions d'inflation pour 2025, à 2,2 %. L'économiste Philippe Defeyt tient toutefois à nuancer les prévisions d'inflation, soulignant qu'elle devrait plutôt se stabiliser. "Je pense qu'elle ne sera pas notre principale source d'inquiétude, explique-t-il. La question de l'énergie demeure clé, tout comme l'ajustement dans le calcul de l'inflation lié aux prix de l'électricité et du gaz qui pourrait apaiser les hausses conjoncturelles. J'appelle donc le gouvernement à prendre ses responsabilités en matière de gestion de l'inflation, ce qu'il s'est engagé à faire. Concernant la situation budgétaire, des efforts sont nécessaires mais la situation n'est pas particulièrement alarmante par rapport à d'autres périodes passées même s'il y a des besoins importants en termes d'assainissement budgétaire".
L'autre bonne nouvelle de ce début d'année, c'est l'indexation salariale de 3,56 % pour les employés de la CP200 durant ce mois de janvier. Concrètement, 500.000 employés sont concernés. Cela signifie-t-il forcément que le pouvoir d'achat des Belges va augmenter cette année ? L'économiste rappelle à quel point la situation demeure complexe. "Bien que le gouvernement souhaite intervenir rapidement sur l'indexation ou modifier les paramètres fiscaux, cela reste difficile à réaliser car les règles fiscales sont fixées avant le début de l'année fiscale. Dans l'ensemble, il n'y a pas beaucoup de flexibilité pour adapter les précomptes, et en règle générale, la fiscalité reste inchangée".
L'expert souligne également qu'il est crucial de distinguer l'évolution du pouvoir d'achat global de celui concernant chacun d'entre nous. Il précise qu'il n'y a pas de croissance à attendre pour les revenus nets, avec un blocage des salaires qui pourrait durer un certain temps. "Cette situation dépendra largement des coûts énergétiques. Je ne m'inquiète pas particulièrement pour le pouvoir d'achat mais je ne vois pour le moment pas d'espoir d'amélioration. Concernant le pouvoir d'achat global, il faut noter que l'augmentation du nombre d'heures travaillées stagne, je reste donc moins optimiste que la Banque nationale et le Bureau du Plan".